26 mars 2016 – EXDOC : Dominik Lange, Paysages réflexifs

EXDOC : Dominik Lange, Paysages réflexifs

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Entrée libre.

Séance en présence de l’auteur.

Projection des films en super 8.

Dans ses films paysagistes les plus contemplatifs, ceux où il délaisse le montage heurté et les secousses violentes de la caméra, l’abstraction passe par l’usage, volontaire ou accidentel, du reflet. Entre impressionnisme et romantisme (on connaît l’importance du motif du lac chez les poètes romantiques, de Lamartine aux « Lake Poets » britanniques), c’est un paysage de rêve qui se peint.

Un automne à Paris (2010), 40′
Naissance au monde, Lac des Minimes (2007), 50′

https://www.facebook.com/events/1685523205039766/

Vendredi 26 février 2016. FRANCEDOC / Lionel Soukaz: L’amour à mort

FRANCEDOC

EXPERIENCES DOCUMENTAIRES

Lionel Soukaz: L’amour à mort

Vendredi 26 février 2016

19h30

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Lionel Soukaz explore les liens du désir et de la mort dans son cinéma à la fois visionnaire et intime.

Nous présenterons trois films représentatifs des tendances fictionnelles, documentaires et expérimentales de son œuvre :

Maman que man (1982), 48′
Vivre halluciné (2000), 11′
Hervé, mon ami (1994), 28′

Espace En Cours
56 rue de la Réunion
75020 Paris

Entrée gratuite

Séance suivie d’une discussion avec l’auteur.


En Cours 56 rue de la Réunion 75020 Paris 01 43 72 09 48 julie.heintz@online.fr http://www.encours.net facebook.com/espace.encours M° Buzenval (9), A. Dumas (2)

15 janvier 2016 – Unstable Lands

Care Not Care presents

Unstable Lands

Unstable Lands Flyer

Paul Collins
synthétiseurs + field recordings

Egmont Labadie
guitare électrique + effets

Adrien Lefebvre
synthétiseurs, laptop + field recordings

Jules Negrier
synthétiseurs + Sherman Filter

Christophe Dentin
projection vidéo

+

Jean Ray
Collage sonore hypnotique
https://soundcloud.com/jeanraymusic

Espace En Cours
56 Rue de la Réunion
75020 Paris

buvette à 19h30

concert à 20 h

17 décembre 2015 – Dominique Dubosc : Amérique latine, années 60

FRANCE DOC présente

Dominique Dubosc 2015

Dominique Dubosc

Amérique latine, années 60

Entrée libre
Séance suivie d’une discussion avec l’auteur

Depuis la fin des années 60, Dominique Dubosc réalise des films documentaires dans une démarche relevant à la fois du journal filmé, de la vision poétique et du cinéma militant. Dans ses premiers films tournés en Amérique latine, il s’intéresse à diverses communautés (une famille de paysans et une léproserie au Paraguay, un campement de mineurs en Bolivie) sur lesquelles il porte un regard fraternel, mêlant l’âpreté et la douceur, captant la temporalité propre à ces vécus collectifs .

Cuarahy ohecha (Le soleil l’a vu), 1968, 25′
Les jours de notre mort, 1970, 14′
Manojhara: la vie après la mort, 1969, 20′

 

https://www.facebook.com/events/1648911505381543/

20, 21 et 22 novembre – Décentrages, nos lieux fantômes

Décentrages, nos lieux fantômes
/ Documentaires, débats, expositions
à l’Espace en cours, du 20 au 22 novembre 2015

Decentrages-recto

Les lieux nous habitent. Avec leur présence ou in absentia, ils nous occupent, ils nous hantent. Ils sont parfois des résonances, des évocations spectrales, inaccessibles ou atteignables uniquement par une parole poétique. Dans certains cas, ils s’ancrent profondément dans notre passé, nous empêchant de projeter notre futur en dehors de leurs murs : de leurs grilles, de leurs barbelés ou des barrières imaginaires qui les entourent et que nous contribuons nous-mêmes à élever.

Decentrages-verso

 La programmation est accompagnée par une exposition des œuvres de la photographe Nathalie Postic et du plasticien Wilfried Histi :

Le travail de Wilfried Histi s’appuie sur un support existant, photographie, radiographie, sur lequel il intervient picturalement. L’image d’origine sert de point de repère avec une certaine réalité, elle est le témoignage d’un instant, d’une représentation. Elle montre une chose  amenée à être modifiée, ici par l’intervention de la peinture, afin d’obtenir une image hybride dont la perception et la lecture sont altérées, déplacées. La peinture agit comme un révélateur et vient mettre en lumière ce qui se trouve au delà du support même.

Nathalie Postic, iconographe, vit et travaille à Paris. Elle utilise la photographie comme mode d’écriture, essentiellement lors de ses voyages lointains ou de ses déambulations urbaines. A travers ses photographies, elle cherche à donner du réel une vision oscillant entre documentaire et abstraction.
www.nathaliepostic.fr <http://www.nathaliepostic.fr>

 

Dans le cadre du Le Mois du Film Documentaire, manifestation nationale coordonnée par Images en Bibliothèque
Evénement organisé en partenariat avec l’association Braquage / Aménagements expérimentaux
Plus d’infos sur : www.moisdudoc.com/?rubrique413&id=D%C3%A9centrages%2C+nos+lieux+fant%C3%B4mes <http://www.moisdudoc.com/?rubrique413&id=D%C3%A9centrages%2C+nos+lieux+fant%C3%B4mes>
<http://www.moisdudoc.com/?rubrique413&id=D%C3%A9centrages%2C+nos+lieux+fant%C3%B4mes>

27 Octobre – ATELIER DESSIN SUR PELLICULE avec le cinéaste Steven WOLOSHEN

RENCONTRE / ATELIER DESSIN SUR PELLICULE
avec le cinéaste Steven Woloshen
Mardi 27 octobre à l’Espace En Cours

La pratique de l’intervention directe sur pellicule se situe entre celle du cinéma et celle des arts plastiques. Elle permet de réaliser des films en travaillant directement sur la pellicule. Steven Woloshen, cinéaste canadien, présentera lors de cet atelier quelques unes des techniques qu’il a élaborées depuis plus de 20 ans dans son œuvre. Intervention sur pellicule (encre, grattage, plume…), collage, découpage, utilisation de cache, de contre cache, d’images en négatif ou en positif, l’éventail de ses pratiques puise dans l’histoire du cinéma expérimental, mais de manière singulière.
Steven Woloshen présentera également son livre « Scratch, Crackle & Pop! » autour de l’histoire des techniques expérimentales d’animation.

de 18 à 21h
à l’Espace En Cours

Né en 1960 à Montréal, Steven Woloshen crée avec passion des courts métrages abstraits et des installations médiatiques depuis 1982. Il est régulièrement invité à présenter son travail, à donner des conférences sur les techniques artisanales d’animation analogiques et réalise des œuvres de commande pour des centres d’artistes autogérés, des festivals internationaux de films et des galeries. En 2010, il publie son premier livre sur le sujet de la décomposition, de l’archivage et des techniques cinématographiques manuelles intitulé « Recipes for Reconstruction: The Cookbook for the Frugal Filmmaker ».

de 18 à 21h
à l’Espace En Cours
56, rue de la Réunion
m. Buzenval ou Alexandre Dumas
Entrée : 15 euros + verre offert
Réservation : info@braquage.org

Steve Woloshen Cameras Take Five
(Musique: Dave Brubeck)

21 octobre – Bey.Ler.Bey trio + Miracle

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- Concert de Bey.Ler.Bey
- Projection de courts métrages d’animation (Miracle ++)
- Présentation des dernières parutions de Mystère.

Avec :
Benjamin Efrita
Verastegui Diego
Francois Goupil
Charalambos Margaritis
Laurent Clouet
Wassim Halal

www.cokmalko.com/bey-ler-bey

Balazs Turai (Hongrie) sera présent demain et présentera une de ses dernières animations.

 

19 octobre – BRAQUAGE : 2 films de Georges FRANJU présentés par Marcos UZAL

BRAQUAGE

Projections en pellicule de classiques ou raretés du cinéma.

Comme tous les 19 du mois à 19h, Braquage ouvre ses archives et vous convie à la projection en 16, Super 8 ou 9.5 mm, de grands classiques ou de raretés de l’histoire du cinéma.

Lundi prochain 19 octobre à 19h, les films L’Hôtel des Invalides (1952) et Thomas l’imposteur (1965) de Georges Franju seront projetés en 16mm et présentés par Marcos Uzal, cinéaste, membre du conseil de rédaction de la revue Trafic, responsable de la programmation cinéma au Musée d’Orsay.

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Ce soir, mais en 16mm !

L’HOTEL DES INVALIDES
Une visite de l’Hôtel des Invalides et plus particulièrement de la Chapelle Saint Louis et du Musée de l’Armée, où l’on peut voir aussi bien l’armure de François 1er que l’avion de Guynemer… La vision poétique et ironique de Georges Franju, l’auteur dérangeant des « Yeux sans visage » et de « La Tête contre les murs », transforme ce documentaire en une violente satire de la guerre. Le commentaire est lu par Michel Simon et Maurice Jarre signe ici sa première musique pour le cinéma. Franju en l’Hôtel des Invalides : faire oeuvre de cinéaste, de Français, de pacifiste. Faire du film d’opinion, un grand film, sans censure.
THOMAS L’IMPOSTEUR
« Franju traduit chaque phrase en multipliant son acuité visuelle, tournée vers l’étrange et l’insolite. De tous ses films, Thomas est peut-être le plus riche en images précieuses, comme celle du cheval à la crinière en flammes, qui traverse l’écran au galop avant de s’effondrer. La guerre prend ainsi l’allure d’une fête barbare. […] Mais Franju ne se contente pas de cette sombre beauté. Le joli et le rare même au cœur du romantisme le plus noir, lui paraîtraient la véritable imposture. […] Sa vision de Thomas l’imposteur réussit presque l’idéale convergence de l’horreur et de la féérie. » (M. Mardore)

10 octobre 2015 – STEVE DALACHINSKY & THE SNOBS

 

Steve Dalachinsky & The Snobs

 

Quatre ans après Massive Liquidity, le poète new yorkais Steve Dalachinsky et le duo français The Snobs reviennent pour un deuxième album collaboratif intitulé ec(H)o – system, publié chez Bam Balam Records en septembre 2015. Actif depuis les années quatre-vingt, Dalachinsky publie des textes influencés par William Blake, Antonin Artaud et la beat generation. Il les utilise sur scène comme un matériau ouvert aux improvisations sonores (onomatopées, intonations, théâtralisation) et narratives (mélange de textes, structuration spontanée). Formé par Mad Rabbit (chanteur et producteur) et Duck Feeling (multi-instrumentiste) en région parisienne, The Snobs autoproduit depuis le début des années deux mille des albums de rock expérimental marqués par les compositions instantanées de Can, les textures synthétiques de David Bowie et Brian Eno, et le groove électrique de Miles Davis.

Avec l’aide des musiciens additionnels Devil Sister (voix, trompette, xaphoon) et Fuzzy Weasel (guitare, effets), Steve Dalachinsky et The Snobs présenteront ec(H)o – system à l’Espace En Cours, spécialisé dans les projets artistiques pluridisciplinaires et contemporains.

 

6 octobre 2015 – FRANCE DOC : Films d’Indiens

Films d'Indiens

Si la périphrase « film de cowboys » sert à désigner le western, nous entendons proposer ici un contre-modèle : celui du film d’Indiens.Les films de ce programme déplacent les principes identitaires du genre, ce à plusieurs niveaux : déplacement du point de vue genré (les trois films sont réalisés par des femmes), déplacement historique (la vie des tribus ou individus Indiens est ici inscrite dans l’histoire du XXe siècle), déplacement géographique (d’un film à l’autre nous quittons les Etats-Unis pour le Mexique). Le western étant en premier lieu un genre littéraire, c’est aussi une fiction d’écriture que mettent en place ces documentaires : une écriture en évidence, signalant ainsi la facticité des représentations véhiculées par le cinéma hollywoodien, ouvrant à une autre vision du réel. Ces écrits personnels et poétiques qui forment la matière de ces films (notamment les écrits d’Artaud sur les Indiens Tarahumaras « mis en scène » par Raymonde Carasco, mais aussi les journaux intimes de Molly Spotted Elk ou le roman de Rudolph Wurlitzer, « The Drop Edge of Yonder ») présentent un envers de la fiction dominante.

Entrée libre.

Séance suivie d’une discussion avec Régis Hébraud, caméraman et monteur des films de Raymonde Carasco.

Katha-Din, Taylor Dunne, 2014, 34′
Sangre de Cristo, Marcy Saude, 2011, 26′
Tarahumaras 85 : Los Pascoleros, Raymonde Carasco, 1996, 28′

 

12 / 13 / 14 septembre 2015 – Le 750e anniversaire de Dante à EN COURS

Corrado VENEZIANO

 DANTE ALIGHIERI : ISBN E ALTRE VISIONI

Peintures 2015

Paradiso, ultima strofaParadiso, ultima strofa

 

Corrado Veneziano. 2 en 3Inferno, ultimo canto – Purgatorio, initio

 

L’année 2015 est l’anniversaire des 750 ans de la naissance de Dante Alighieri, et le 13 septembre celui de sa mort en 1321.

A partir de cet événement majeur humain et poétique, l’artiste italien Corrado Veneziano a réalisé des peintures récentes qui seront présentées pour la première fois à Paris à l’Espace en Cours. Elles seront accompagnées de la lecture d’extraits de la Divine Comédie dits dans la langue d’origine du poète de la Renaissance.

Corrado Veneziano, sur qui Marc Augé et Derrick De Kerckhove ont écrit des textes majeurs, reprend ici son thème des ISBN. Il prolonge la réflexion ouverte par sa série des « codes-barres » littéraires, et propose une interprétation de La Divine Comédie de Dante dans des rapports d’écriture au visuel. En traduisant les incipit (comme le célèbre « Au milieu du chemin de notre vie ») et les rimes de forte charge littéraire et visionnaire, Corrado Veneziano a choisi de les lier à des couleurs, à des alphabets et à des codes algorithmiques.

Samedi 12 septembre, à 20h : l’actrice Paola Ricci lit des extraits de La Divine Comédie.

Heures d’ouverture:
Samedi 12, de 19h à 22h.
Dimanche 13 et Lundi 14, de 17h à 20h.

 

Derrick de Kerckhove:
 » Prenons pour exemple trois tableaux jouant sur les codes du monde numérique. L’un propose un code-barre en transparence lumineuse sur un fond céleste. En lui-même le code-barre est l’objet banal, mais sa mise en scène est une apothéose. À trop le regarder, on commence à halluciner un peu et voir un cylindre au lieu du code simplement bidimensionnel. Un message symbolique qu’on peut en tirer est que l’on est effectivement en présence d’une certaine royauté, à tout le moins d’une puissance régnante.
Un second présente de nouveau un code-barre avec cette différence que, parmi toutes les verticales, il y a une barre diagonale. L’humour saute aux yeux, mais c’est le fond qui, ici aussi, joue la résonance symbolique. De gauche à droite on glisse du firmament au tissu humain. Mais, à y regarder de plus près, on se rend compte qu’il y a de nombreuses figures, mouvantes et contradictoires, et cependant distinguables (mais alors à peine!).
L’accès le plus direct au bon usage de cette technique est par le coin supérieur droit du cadre où l’attention révèle des lettres en filigrane sur un front incliné. De là on peut « essayer » les zones plus profondes des bleus. On y décèle un monde de créatures et d’êtres hantés. On peut ressentir quelque chose comme une émotion cosmique à partir de cette multiplicité des possibles.
C’est ce travail du regard du spectateur qui m’intrigue chez Veneziano. Une éducation au regard et du regard est le propre de l’art visuel. Mais peu d’artistes contemporains le font délibérément, peintres ou photographes, sculpteurs ou cinéastes. Veneziano demande au spectateur de créer le tableau avec lui, que ce soit pour distinguer des formes floues, poursuivre une proposition visuelle plus avant ou, de mettre en corrélation un peuple d’ombres fluides à peine reconnaissable dans les carreaux individuels. Un tableau lumineux, plein d’espoir comme tant d’œuvres de ce peintre. »

​Lundi 29 juin 2015 – Carte blanche au FLEX FEST de Gainesville (Floride)

BRAQUAGE

AMÉNAGEMENTS EXPÉRIMENTAUX
Programmation de films, ateliers,
débats, performances, spectacles…

présente

Le cinéaste Roger Beebe, initiateur de FLEX en Floride, nous invite à découvrir quelques films expérimentaux présentés lors des dernières éditions du festival.

Au programme :

Mike Stoltz, With Pluses and Minuses, 2013, 16mm // 5′
« Ce matin, la fenêtre a explosé sa vitre sur mon visage. Un vrai matin avec ses ‘plus’ et ses ‘moins’ (mes symboles de la vérité). » (M. Stoltz). Dans ce film en 16mm, un mur se transforme en fenêtre donnant sur un paysage tourbillonnant.

Paul Clipson, Light from the Mesa, 2010, S8 // 7′
« Un collage mêlant feuillages, arbres et soleil : du vert, du gris, du rouge et du doré qui serpentent, tournent et éclatent, accompagnés par la densité de la guitare fusion de Barn Owl. Filmé à Rotterdam, San Francisco et Orlando. » (P. Clipson)

Adèle Horn, Quiero ver, 2008, vidéo // 6′
Tous les 13 de chaque mois, des centaines de personnes se réunissent dans un endroit précis du désert des Mojaves pour assister à l’apparition de la Vierge Marie. Elles placent leur polaroïd, leur portable et leur caméra sous le soleil et confrontent leurs impressions face aux images obtenues. Ce film témoigne de l’énergie créative émanant de cet événement populaire et spirituel.

Lauren Cook, Altitude Zero, 2004, 16mm // 5′
Avec ses opérations de dissection et reconstruction de l’œuvre filmique, Altitude Zero se compose à la manière d’un palimpseste de la représentation cinématographique.

Hope Tucker, A Handful of Dust, 2013, vidéo // 9′
(Viens t’abriter à l’ombre de ce rocher rouge)
Et je te montrerai quelques chose qui n’est
Ni ton ombre au matin marchant derrière toi.
Ni ton ombre le soir surgie à ta rencontre;
Je te montrerai ton effroi dans une poignée de poussière.
(T. S. Elliot, La Terre vaine)
Directeur de Obituary Project (une collection de films ethnographiques qui transforment le quotidien en forme narrative), Hope Tucker met en avant la mutation de lieux, de gens, de communautés, de rituels, de signes culturels et de coutumes.

Ben Russell, River Rites, 2011, 16mm en vidéo // 11’
Un étonnant petit essai documentaire, dont le mystère et la beauté reposent sur une simple astuce cinématographique. Une rivière, quelque part au Surinam, lieu de prédilection du réalisateur Ben Russell : des enfants et de jeunes adultes s’ébattent au bord de l’eau. De cette scène qui relève presque du mythe, le cinéaste fait une danse, où la délicatesse des gestes humains devient mouvement et rythme purs. (senscritique)

Jodie Mack, Special Offer Inside, 2010, 16mm // 4’
Une grande quantité d’enveloppes de sécurité envoûte l’écran.

Jesse McLean, Somewhere Only we Know, 2009, vidéo // 5’
Que révèle un visage ? Suspendues entre calme et effondrement, des personnes attendent le destin anxieusement.
Tour à tour excitants, emplis de suspens, tristes, comiques, fâchés, engourdis et effrayants, les vidéos de McLean révèlent nos sensations quand l’on observe la sensation de l’autre, ainsi que notre désir de nous identifier à quelque chose plus grand que notre personne. L’artiste infuse un mystère étrange et parfois bouleversant dans des images et des sons familiers. Ses créations proposent un reflet fragmenté mais optimiste de la société américaine, un portrait d’une culture qui carbure au privilège, au spectacle, à la religion, au star-system et à la guerre. (Sawvideo)

Scott Stark, The Realist, 2013, vidéo // 36’
Mélodrame expérimental et abstrait, The Realist est une « histoire d’amour vouée à l’échec », conçue avec des photographies clignotantes, peuplées de mannequins de grands magasins.

20h30 // 6 euros

 

17 juin 2015 – FRANCEDOC : Agencements urbains.

FRANCEDOC

EXPERIENCES DOCUMENTAIRES

Agencements urbains


Images corps noir

mercredi 17 juin à 19h30

Entrée gratuite

Les 3 réalisateurs seront présents


La ville et le cinéma ont en commun d’être des agencements. Quand le cinéma agence son et image, la ville est un agencement qui opère sur l’organisation sociale. Symboles de modernité à leur émergence (donc de renversement de l’organisation sociale), les villes sont aujourd’hui souvent pensées comme des agencements machiniques de masse. Pourtant quand les cinéastes s’affairent à filmer la ville, ils s’engouffrent sur des voies qui n’ont pas toujours à voir avec une quelconque réorganisation paranoïaque de l’homme mais au contraire avec des perceptions subjectives qui donnent à montrer des agencements individuels ou collectifs, sociaux ou esthétiques proprement nouveaux.” Théo Vincent.

PROGRAMME :
Lisa Eddaïkra : Valse(s) Commune(s), 21′
Mickaël Rabetrano : Corps Sombre, 5′
Thierry Loa : 20-22, 34′

 

 

5-6-7 JUIN 2015 – (DE)MARCHES, PARCOURS URBAINS. VIENNE – PARIS – BUDAPEST

 

flyer (dé)marches avec crédit

(DE)MARCHES, PARCOURS URBAINS
Budapest – Paris – Vienne

Sur une idée de Juli Sandor

5-6-7 JUIN 2015

ESPACE EN COURS
56 rue de la Réunion
75020 Paris

Entrée libre

L’évènement (Dé)marches, parcours urbains, rassemble du 5 au 7 juin 2015 à l’Espace En Cours, dans le quartier Réunion du 20e arrondissement, des propositions artistiques associées à la marche en ville. Les différences de perception urbaine sont parfois si grandes entre pays, pourtant parfois très proches, qu’il était intéressant de les mettre en évidence et de les comparer. Pour ce faire, nous avons invité des artistes de Hongrie, d’Autriche et de France qui proposent des parcours et visites – performances dans la rue, complétés par des projections vidéo. Il est ainsi possible à chacun d’expérimenter, pour soi-même et avec les autres, la dimension sensible de nombreux espaces à la limite du privé et du public, aménagés ou laissés vacants, en tout cas peu repérés, de sa propre ville.

Dector & Dupuy organisent une visite-performance de déambulation « L’ ivraison » avec un ensemble de personnes le samedi 6 juin à 18h à travers le quartier Réunion dans l’Est Parisien. A partir de repérages d’éléments distinctifs et de marquages dans la cité, ils proposent une promenade, ou plutôt un arpentage, et ouvrent une enquête sur leur présence dans l’espace public. Les commentaires et le dialogue avec le public redonnent une existence à des détails ou des aspects presque toujours peu visibles, parfois poétiques, souvent conflictuels, de la réalité urbaine.

La compagnie Willi Dorner de Vienne s’associe elle à l’événement par deux interventions dimanche 7 juin à 11h et à 16h avec les habitants de ce quartier de Paris, et venus de l’ensemble de la capitale. “bodies in urban spaces” est un parcours jalonné de point en point par un groupe de danseurs qui s’insèrent malicieusement dans des espaces remarquables, et jouent des pleins et des vides de l’architecture, des façades et de l’espace public. Les spectateurs sont ainsi amenés à découvrir activement par la marche et le regard plusieurs lieux de l’espace public et semi-public.

Ces interventions sont complétées par une exposition couvrant les trois jours de l’événement, et deux soirées de projections de films et vidéos les vendredi 5 et samedi 6 juin.

Nous présentons ainsi le vendredi 5 juin à partir de 19h une sélection de vidéos d’artistes hongrois, accompagnées de photographies et d’installations du Gruppo Tökmag et de Jànos Sugàr, présents dans le monde de l’art international. L’exposition et les vidéos désignent la ville comme terrain d’expériences infinies, mais aussi d’observation des questions politiques et sociales qui pèsent sur ce pays d’Europe Centrale, et dont les effets se ressentent par là même sur l’ensemble du continent…

… et ce même vendredi à 20h30, le film documentaire de Dénes Nagy « Une autre Hongrie – La vie d’un village – Fragments » montre un artiste hongrois, Imre Bukta, dont le travail est exposé dans de nombreuses galeries en Europe. Celui-ci vit en réalité dans un village hongrois en total déclin économique et social. Vivre dans ce village n’est pas seulement un choix personnel, mais devient une démarche artistique et civile qui lui sert d’axe de réflexion pour son travail d’artiste. Entrelaçant subtilement paysages et portraits, silences et sons, ce documentaire poétique montre l’esprit intérieur d’une autre Hongrie.

Le samedi soir à partir de 20h des films et vidéos d’artistes dans la ville réunissent chorégraphies urbaines, parkour runners, interventions et vidéos d’artistes, et bien d’autres acteurs de la ville encore.

PROGRAMME :

VENDREDI 5 juin:

19h : Vernissage Gruppo Tökmag, accompagné de l’installation-vidéo de Marcell Esterházy, h.l.m. v2.0, 2005
et vidéos des artistes hongrois:
Gruppo Tökmag, Archéologie métropolitaine,7’18’’
Marcell Esterhazy, v.n.p. v.20 14’
Rozi Szeleczki, Manpower, 5’59’’
Miklos Erhardt, Havanna, 15’6’’
Zsofi Szemzo, Il reste pierre sur pierre, 1’40’’
Szabolcs Kisspal, Edging, 3’
András Zalavári, Böhringer Waltz, 54’’

20h30 : projection du film Une autre Hongrie de Dénes Nagy, 51’

SAMEDI 6 Juin :

18h : Visite-performance (1h) avec Dector & Dupuy,  » L’ ivraison «  (départ à l’heure, Espace En Cours).

20h : projection de films et vidéos sur la ville : Paris, Rome, Berlin, New York, Delhi, street art, musique et chorégraphies urbaines, parkour runners, Fluxus, fictions, actions, vidéos d’artistes, etc.

DIMANCHE 7 Juin :

11h et 16h : parcours urbain (45 mn) avec la Cie Willi Dorner,  » bodies in urban spaces «  (départs à l’heure, Place Marc Bloch).

17h – 20h : Bar, discussion et projections libres.

Conception: Juli Sandor
Coordination: Julie Heintz
Photos: @Lisa Rastl
Graphisme: Cédric Fenet
Avec tous nos remerciements à Esther Steinkogler, Helia Samadzadeh, Yannis Bieler, les danseurs et tous les participants.

logo en cours

 

Institut hongrois - logo CMJN

 

31 mai 2015 – FRANCEDOC : Espaces imaginaires

FRANCEDOC

EXPERIENCES DOCUMENTAIRES

Espaces imaginaires

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Espace En Cours
56 rue de la Réunion
75020 Paris

19h30

Entrée gratuite

Séance en présence des cinéastes Mauricio Hernandez et Philippe Cote

Durée : env. 1h10 + discussion.

L’espace est une matière première et un sujet privilégié du cinéma : tout film est la rencontre d’un lieu (ne serait-ce que celui de la salle ou de l’écran) et d’un imaginaire. L’image mouvante permet un voyage immobile, elle est un transport en commun qui déploie l’imagination en l’objectivant. Ainsi le voyage à travers les images est aussi un voyage dans l’image : c’est cette duplicité qui sous-tend l’ensemble de ces films, qui explorent la frontière entre l’espace réel et l’imaginaire qui se l’approprie ou qui le transmet, soit-il technique ou subjectif.

PROGRAMME :

Colas Ricard, L’invention de la route (2003), 14′
Traces de voyages, routes et lieux remémorés qui interrogent à la fois l’expérience vécue et l’expérience de la projection.

Mauricio Hernandez, Musées imaginaires 1 : Orsay (2006), 15′
Premier volet d’une série consacrée aux musées revisités par le libre jeu de l’imagination, qui double cet espace réel d’un espace mental.

Jarod, SI G t toi (DROGU2 2 merDE° (2014), 17′
« Comment rentrer chez soi quand ne sait plus où on habite ? ». Collage chaotique de l’imaginaire d’internet, dans lequel le film devient moyen de transport, trip catastrophique et drolatique.

Jacques Perconte, Chuva (Madeira) (2012), 8′
Un paysage s’embrume, se densifie jusqu’à disparaître dans la matière imageante du numérique.

Philippe Cote, Des nuages aux fêlures de la terre (2007), 17′
Terre et ciel se mêlent dans leurs condensations pierreuses et nuageuses. Le nuage en perpétuelle formation devient la métaphore de l’imaginaire. L’immobilité de la contemplation invite à une aventure du regard.

29 mai 2015. « Tu ne te résignes pas à relâcher le bord du ciel » #3

Troisième séance du cycle

« Tu ne te résignes pas
à relâcher le bord du ciel »

SEANCE3 1

création algérienne contemporaine sur une invitation de Francesca Veneziano

VENDREDI 29 MAI 2015
à 20h

Le principe de ces rencontres est de mettre en lumière les artistes algériens et en tout premier lieu les poètes.
Ouvrir les frontières, artistiques et culturelles, et se laisser porter par les mots et les visions d’une rive à l’autre du Monde:
ÉCHOS, FULGURANCES et ENCHANTEMENTS

*
François Negret, une des voix les plus singulières du cinéma français actuel, lit des poèmes de Djamal Amrani extraits de “ Quand l’amandier refleurira “, anthologie de poètes algériens contemporains de langue française, établie par Samira Negrouche (Ed. Amandier Poésie, 2012) et à l’origine de ce cycle, puisque le titre est tiré d’un poème de Samira Negrouche : « Moins Un ».

Fumie Hihara, maître en Koto, instrument appelé aussi « harpe japonaise », improvise des mélodies délicates ou enlevées et jouera l’une de ses compositions inédites à l’issue des lectures.
Pour se faire une idée du travail de Fumie pour d’autres projets: spectacle « Prune verte et Cheval de bambou » de la Cie Praxinoscope https://www.youtube.com/watch? v=gcGkH79ED-8
« Bunraku » film de Bruno Sarabia http://www.france2.fr/emissions/histoires-courtes/bunraku_307489

Karim Abdelaziz, comédien, auteur et metteur en scène, nous conduit avec sa pièce de théâtre « Houria Liberté » sur le territoire de l’intime à travers un périple sur la terre de ses origines… Entre récit de voyage et quête initiatique, il partagera avec nous le parfum d’Oran.

Cette voix masculine trouve son pendant féminin en un film esquisse intitulé « Houria », montage de repérages tournés par Leïla Gharbi en 2007, dans le cadre d’un projet de film documentaire développé au sein de la Femis, et qui reste encore aujourd’hui un film en suspens dans lequel elle explore la poétique des seuils.

Cette pièce et ce film vont vers le dédoublement. Leur métissage, l’Algérie ancrée en eux, presque malgré eux, a guidé leurs cheminements, lui à Oran, elle à Alger. Deux visions aux limites de l’enchevêtrement, dans la complétude et la fusion. Ces projets sont nés d’un saisissement, en février 2007, d’un premier voyage – sans se connaître. En 2014, quand ils se rencontrent c’est une fraternité : Houria // Liberté.

Le chemin vers la liberté, Nassima Hablal l’avait parcouru d’une façon très concrète lors de la Guerre de Libération qui a abouti à l’Indépendance de l’Algérie. Nassima Guessoum a filmé cette grande militante et combattante pendant plusieurs années à la fin de sa vie, et nous offre un film sensible et essentiel, qui a remporté de nombreux prix dans les festivals internationaux.

La photographe Nathalie Postic, qui signe les quatre visuels du cycle, nous fera à nouveau l’amitié d’être présente. Nathalie Postic vit et travaille à Paris. Elle est iconographe. Elle utilise la photographie comme mode d’écriture lors de ses voyages lointains ou de ses déambulations urbaines, qui se traduit par un travail de l’image oscillant entre documentaire et vision reconstruite du réel.
www.nathaliepostic.fr

* ATTENTION : Le poète Mohamed Mahiout ne pourra pas se rendre comme prévu à cette séance.

Programme détaillé ci-dessous.
Sur Facebook (lisible par tous, même si vous n’adhérez pas à ce réseau social) https://www.facebook.com/events/1443580355937329/

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L’ultime séance du cycle aura lieu jeudi 25 JUIN 2015 autour du poète Hamid Tibouchi.

Chantier(s) #22. Dimanche 17 mai 2015

Chantier(s) #22 c’est ce dimanche, 17 mai

Nous serons ravis de vous y retrouver avec une programmation en trois parties,
entre France, Australie et Japon.

Dimanche 17 mai 2015 à 17h30 (concert 18h)

Chantier(s)#22

Chantier(s) #22

TARAB
Electronique (a.k.a Eamon Sprod / Australie)

KUMI IWASE & HUGUES VINCENT
Saxophone ténor / Violoncelle

SYNCH
Geoffroy Gesser tenor sax / Guillaume Béguinot batterie / Marco Quaresimin doublebass

Espace En Cours
56 rue de la Réunion 75020
Métro Buzenval

8€ (+ 2€ adhésion à l’association)

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TARAB
Electronique (Australie)

Tarab(a.k.a Eamon Sprod / Australie), dont ce sera l’unique concert en France, explore et utilise des sons collectés et re-contextualisés, les traces de gestes et d’explorations, à l’intérieur de compositions dynamiques, psycho-géographiques, inspirées par les choses délaissées, les choses trouvées, qui traînent dans la terre, les déchets, le sol, les rochers, la poussière, le vent, les choses qui grattent, qui se décomposent, et essentiellement ce qu’il voit, ce qu’il entend.
Plutôt que de documenter un site donné, Tarab s’intéresse à la possibilité d’interagir directement avec notre environnement immédiat, pour en tirer des débuts d’histoires, des sensations viscérales, des faux départs, une conscience plus vive.
http://tarab3058.com/

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GUNMA
Kumi IWASE – tenor sax
Hugues VINCENT – cello

Depuis 2011, le duo Iwase/Vincent base son travail sur la combinaison entre improvisation et composition musicale.
Le duo a évolué sur scène dans différents contextes au Japon et en France : musique improvisée, écrite, ciné-concerts, électroacoustique….
Le travail dans un contexte de musique improvisée s’est fait lors de nombreux concerts soit juste en duo, soit avec des musiciens de la scène européenne et japonaise. L’une des voies possible est de considérer l’improvisation comme une composition instantanée. C’est cette voie qu’a choisie le duo.
Hugues Vincent & Kumi Iwase duo @ chef d’oeuvre Osaka Aug 30, sat, 2014 :

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SYNCH
Geoffroy GESSER – tenor saxophone
Guillaume BEGUINOT – drums
Marco QUARESIMIN – doublebass

Synch est un trio qui travaille sur la synchronicité des sons dans l’instant. Leur musique se base sur la coexistence entre éléments figés et en mouvement — à l’instar de notre univers qui, bien qu’il soit en constante expansion, semble immobile.
http://bribesduo.blogspot.fr/
http://letonvertical.blogspot.fr/
http://www.umlautrecords.com/groups/un-poco-loco/
http://leschienshuiles.bandcamp.com/
http://flouxus.blogspot.fr/

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PARIS 75 France

VENDREDI 8 ET SAMEDI 9 MAI 2015.

LE LABYRINTHE D’HARPOCRATE
Une vidéo-installation de CHLOE SERINA


Suivie d’une lecture de texte de Nicolas Kerszenbaum


Chloé Serina invitation

L’installation-vidéo Le labyrinthe d’Harpocrate, présentée dans le cadre de la résidence de CHLOE SERINA à l’espace En Cours, est une mise en scène filmique jouant entre réel et fiction. Exposé dans un des appartements de la résidence, le projet est de révéler le genius loci de cet espace de vie nourri d’histoires personnelles et collectives ainsi que de création.

Harpocrate, dieu du Silence dans la mythologie, invoqué pour cet événement, accompagnera le spectateur à travers le cheminement et l’égarement du regard dans un dispositif où la notion d’intemporalité se mêle à celle d’étrangeté et d’illusion.

ENTRÉE LIBRE de 20h30 à 00h

Espace en cours, 56 rue de la Réunion 75020 Paris (m° Buzenval ou Alexandre Dumas)

Vendredi 24 avril 2015 :: FranceDoc : « Expériences documentaires ». Enfance.

FRANCEDOC 

DES COURTS METRAGES QUI DEPASSENT LES BORNES

Expériences documentaires

Enfance

 Expériences documentaires Francedoc

Pour son retour à Paris, FranceDoc inaugure un cycle de projections en se penchant sur l’enfance : il s’agit là d’une manière métaphorique d’envisager le commencement, et de la revendication d’une pratique du cinéma que l’on pourrait appeler mineure, à la manière dont Deleuze définissait une certaine littérature. Documentaires poétiques et expérimentation visuelle cherchent à saisir un enchantement des sens et une douleur du savoir, nous renvoyant à cette époque de la vie dont la mémoire fait presque un mythe. Ces films qui ont vu notre enfance, comme disait l’homme ordinaire du cinéma, portent en eux sa blessure en tant que passé mais aussi son ouverture comme devenir.

Entrée libre, séance suivie d’une discussion avec Benoît Labourdette et Boris du Boullay.

Enfances :
Benoît Labourdette : Vire, prochain arrêt (2013), 4′: Un train fantôme aux rythmes hachés nous fait éprouver, plus qu’un souvenir précis, l’activité de la mémoire.

Florian Maricourt : Histoires de ma vue 6 (Ce nord où nous sommes nés) (2015), 3′ : Fragments de retour dans un lieu naissant : le passé vécu au présent.

Boris du Boullay : Mes 4 copains (2003), 2′: L’histoire de quatre copains, récits de chutes comme on retombe en enfance.

Virginie Gouband : Untitled (Solar Flare) (2010), 6′ : Un film de famille brûle à la lumière d’un projecteur.

Daniela De Felice : Libro nero (2007), 19′  : Portrait familial à travers archives personnelles et dessins, qui font émerger la part sombre de l’enfance.

Olivier Pagani : Ce que peut le lion (2011), 22′ : Fable philosophico-documentaire inspirée de Nietzsche, où l’on s’interroge sur le devenir-enfant.

ali_fib présente: Puech / Gourdon / Brémaud (La Nòvia) Mike & Cara Gangloff (MIE Music)

Puech Gourdon Brémaud - Gangloff

ali_fib

Puech / Gourdon / Brémaud (La Nòvia)
Mike & Cara Gangloff (MIE Music)

lundi 20 avril 2015
Espace en Cours
56, rue de la Réunion
75020 Paris
M2 Alexandre Dumas / M9 Buzenval
20h30 – 10 €

poster : Darryl Norsen

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Puech / Gourdon / Brémaud (La Nòvia)

Jacques Puech / cabrette
Yann Gourdon / vielle à roue
Basile Brémaud / violon

« Dans la musique indienne, on a un thème général. Ce thème général a 4000 ans. Il faut le suivre. Et puis il y a une note générale qui est donnée par un instrument à corde, qui possède d’ailleurs une seule corde. Avant de commencer, on se met bien d’accord, et cette note, cette note, est répétée constamment de façon à ramener les autres instruments à une unité de ton. Il y a donc le thème et le ton et autour de ça on est libre. Je pense que c’est un système merveilleux et, exactement comme Jean Renoir à qui j’emprunte très humblement ces lignes, j’essaye de faire un peu ça au cinématographe. » (Jean-Luc Godard, bande annonce de Une femme est une femme)

Ce n’est pas de la musique indienne et pourtant le trio Puech-Gourdon-Brémaud, fantastique machine à rêver des Monts d’Auvergne, joue de ce système merveilleux, retrouvant ce qu’on croyait perdu chez nous depuis des lustres, cette liberté autour du thème et du ton chère à Godard. Et si cette musique a certainement plus de mille ans, elle confine aujourd’hui grâce à ces trois-là à un phénomène qu’on n’imaginait pas proche parent de la bourrée : la transe psychédélique. Et pourtant, il aurait suffit d’écouter. Eux l’on fait. – Pierre Caillou

Liens :
http://www.la-novia.fr/puech_gourdon_bremaud.html
http://la-novia.bandcamp.com/album/puech-gourdon-br-maud-1
http://la-novia.bandcamp.com/album/puech-gourdon-br-maud-2
http://youtu.be/P73e_AVt7ng

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Mike & Cara Gangloff (MIE Music)

« Mike and Cara Gangloff’s Black Ribbon of Death, Silver Thread of Life is the third in a series of loosely connected melodic investigations released by Mike Gangloff over the past two years. All three were recorded around the Gangloff home in rural Floyd County, Virginia, and were engineered by Joseph Dejarnette (Carolina Chocolate Drops, Bruce Greene, Curtis Eller). And all three feature the far-reaching improvisation familiar from Gangloff’s work with the old-time stringband Black Twig Pickers and the acoustic-drone outfit Pelt.

Taken together, they form a musical triptych. Poplar Hollow (Mike on banjo and fiddle, with Cara joining on sruti box) reflects the social fiddle traditions of that part of Virginia, exuberant kick-ups that might be played at a barn-dance or at the country store. Melodies for a Savage Fix (recorded in an all-nighter with guitarist Steve Gunn, and featuring a host of non-Virginian instruments like gongs, tanpura and singing bowls) are the late-night ramblings and conversations that take place well after the dance is over, with dawn drawing nigh. Black Ribbon is an album from the day after, when the cares of the world have again settled in.

But though there is woven throughout this album a pattern of fear, loss and regret, it is held together by the warp of tunes and songs marked by joy and hope. The foreboding of Charlie Patton’s “O Death”—sung unaccompanied, in tones caught between resignation and jubilation—is followed by “Rocking in a Weary Land”, where the whirling of hurdy gurdy and the drone of fiddle rise to transcendent heights. The cautionary words of the Carter Family’s “Righten That Wrong” (“If you do wrong today, the price you must pay”), the regret of the18th-century Shape Note hymn “David’s Lamentation” (“Oh my son! Would to God I had died/For thee”), and the apocalyptic visions of “Black Ribbon I, II and III” are offset by expansive, joyful fiddle-and-sruti tunes like “Mulberry Raider” and “West India.” John Fahey, in his notes to the American Primitive collection, posited that the Shape Note songs, spirituals and other religious music of the South were descendants of ecstatic religious practices stretching far back through the mists of Time, that “underneath it all [one can] hear pan pipes tooting and a cloven hoof beating time”: on Black Ribbon, ecstasy can be found in even the darkest of moments, and the silver thread of life shines throughout. » – Adam Frost

Liens :
http://www.tinymixtapes.com/chocolate-grinder/premiere-mike-cara-gangloff-west-india
http://www.thewire.co.uk/video/watch_mike_cara-gangloff_s-mulberry-raider
https://vimeo.com/111196113
http://youtu.be/BiMwr9yqHPI

Deuxième soirée du cycle algérien :  » Tu ne te résignes pas à relâcher le bord du ciel « 

photo 17-04 titre – fragment issu d’une suite de poèmes de Samira Negrouche intitulée « Moins Un »...

Vendredi 17 avril à 20h
Espace En Cours
56 rue de la Réunion, Paris 20e

Le poète
Habib Tengour
lira un florilège de ses textes et rencontrera le public.

Théo Noirel-Goldberg
jouera de la musique baroque à la viole de gambe.

« Garagouz«  et « El Oued, l’oued«  d’Abdenour Zahzah
seront projetés…

“ C’est un cycle que j’ai conçu sur une invitation de Francesca Veneziano, résidente à l’Espace En Cours.
Il s’agit, en quatre dates, un vendredi soir par mois de mars à juin 2015, de faire résonner des voix, de diffuser des images, de donner à entendre des mélodies pour questionner le monde tel qu’il est.
Croiser les pratiques, les regards et les territoires.

L’Algérie contemporaine s’y révèle // création // filiations // rivages // paysages
La poésie est au coeur.
Le corps du poète : sa voix essentielle et vibrante.
L’interprète nous transporte.
La vision de l’artiste s’arrête là où nos regards ne faisaient que glisser. “

 CARTON17-04


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Pour vous inscrire à l’événement ou voir les liens vers les artistes :
https://www.facebook.com/events/1569688593300932/

Pour un aperçu du programme de la soirée qui a eu lieu le 6 mars 2015 :
https://www.facebook.com/events/917876194912187/

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Les visuels de ces deux premières soirées sont signés Nathalie Postic.

Les soirées suivantes auront lieu les 29 mai et 12 juin 2015 et accueilleront des lectures, des performances, des projections et du théâtre…

En espérant avoir le plaisir de vous compter bientôt parmi nos spectateurs…

Amicalement,
Leïla Gharbi

 

::: Dimanche 12 avril Chantier(s) #21 ::: NowCut / Marina Goussina – Jean-François Petitjean & Fred Marty

dimanche prochain 12 avril 2015

Chantier(s) #21

deux formations qui nous sont chères, où se rejoignent

instrumentistes, diseuse de poésie russe et bricoleurs de sons.

 

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Dimanche 12 avril 2015 à 17h30 (concert 18h)

Chantier(s) #21

NOWCUT invite Marina GOUSSINA
Lutherie sauvage, électronique / Poésie

JEAN-FRANCOIS PETITJEAN & FRED MARTY
Saxophone soprano / Contrebasse


Espace En Cours
56 rue de la Réunion 75020 Metro Buzenval 8€ (+ 2€ d’adhésion à l’association)


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JEAN-FRANCOIS PETITJEAN
FRED MARTY
DUO

Jean-François PETITJEAN Saxophone soprano

Après des études au Conservatoire de Bordeaux (diplômé en saxophone et composition), Jean-François Petitjean écoute et étudie les grands maîtres du jazz. Il s’intéresse à l’improvisation libre et découvre les saxophonistes John Zorn et Ellery Eskelin ainsi que les improvisateurs New Yorkais (Jim Black, Mark Feldman, MJ Stevens…) avec lesquels il lui sera permis de travailler lors de master classes.
En 2007 il découvre le Soundpainting qu’il pratique régulièrement avec Etienne Rolin, en tant que musicien ou soundpainter. Ses rencontres avec Walter Thompson, créateur du Soundpainting et François Jeanneau lui ont permis de prendre en compte l’importance et les qualités de ce langage.
Il joue actuellement dans diverses formations : musiques improvisées, jazz, rock, chanson, et se produit dans divers endroits de France et d’Europe. En tant que compositeur, il a écrit plusieurs pièces de musique contemporaine, des contes musicaux, des musiques de spectacles (danse, théâtre…) et de courts-métrages.
Suite à l’obtention du Diplôme d’Etat en jazz et de la certification en Soundpainting en 2010, il partage son temps entre l’enseignement du jazz et de l’improvisation, et le développement de projets personnels.

www.jfpetitjean.com

Fred MARTY
Contrebasse

Né à Blaye (Gironde) en 1970. Après des études de contrebasse classique, je consacre mon travail à l’improvisation et l’expérimentation de divers modes de jeux sur la contrebasse. je m’attache à développer un langage personnel en m’inspirant de sons du quotidien, faisant oublier parfois la contrebasse elle-même. J’aime les sons distordus comme les harmoniques « trouées » au spectre incomplet ou dénaturé, des sons de percussion sans hauteur déterminée, des sons émis par le frottement des doigts ou de la main sur la caisse de la contrebasse. Je modifie également le timbre par l’insertion entre les cordes de baguettes en bois ou en métal .  Chaque partie du corps de la contrebasse devient un instrument propre.
Fred Marty a joué avec Yuko Oshima, Ai Watanabe, Birgitte Lyregaard, Yoko Arai, Frédéric Blondy, Edward Perraud, Itaru Oki, Claude Parle, Xavier Lopez, Michel Doneda, Sébastien Bouhana, Marcos Fernandes,Usui Yasuhiro, Alvise Sinivia, Matsumoto Kenichi, Jean Marc Foussat,Yoko Arai, Eric Dambrin, John Cuny, Jean Brice Godet, Alexandre Bellenger, Nush Werchowska,Mathieu Garrouste,Pascal Marzan,Jean-Marc Foussat, Yoko Miura, Ugo Boscain et travaille avec des danseurs de butô Gyouhei Zaitsu, Maki Watanabe
Depuis 2012 il est membre de l’ONCEIM, orchestre dirigé par Frédéric Blondy.

www.fredmartydbass.com

      

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NOWCUT +
Marina GOUSSINA

 

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Lutherie sauvage, Electronique / Poésie

NowCut décline le bricolage sonore en pratiques diverses.
Plaque, Zdong, Jlong, tubes, la base instrumentale du duo est établie sur la lutherie sauvage, la sonorisation d’objets, l’électronique rudimentaire.

Pour ce Chantier(s), le duo invite Marina Goussina, que nous avons déjà entendue à Chantier(s) en 2014 en compagnie d’Emmanuel Rébus et Harold Schellinx, à se joindre à eux pour des lectures choisies de poésies russes.

http://nowcut.blogspot.fr/              

   

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& NEXT…

Jeudi 16 avril Théâtre de verre
17 rue de la Chapelle 75018 Paris

Trio
Viviane Houle (voix / from Vancouver, Canada)
Cathy Heyden (sax)
Sylvain Kassap (clarinettes)
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Avril-Mai : England
is the Next Tour for the Cathy Heyden & Rogier Smal duo !!!

25-april- BRIGHTON – cowley club
26-april- (free for booking)
27-april- LEEDS – the fenton
28-april- NOTTINGHAM – jt soar
29 april- (free for booking)
30-april- GLASGOW – old hairdressers
01-mai- TODMORDEN – unitarian church
02-mai- MANCHESTER – st margarets church
03-mai- LILLE – CCL

https://soundcloud.com/heyden-smal-duo
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Special thanks : Pali Meursault for this great graphic design
 

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